En 2002, six ans après Le Pingouin, Andreï Kourkov donne une suite à son succès mondial. Avec Les pingouins n'ont jamais froid, nous retrouvons notre journaliste Victor à la recherche de son volatile de compagnon, Micha. Le monde reste toujours aussi absurde et rude. Un monde d'oligarques, de gardes armés, de trafiquants qui va entraîner le lecteur de Kiev à Moscou jusqu'en Tchétchénie où les combats font rage. Cette suite est plus noire encore. C'est plus que jamais le portrait d'une Russie cynique, corrompue, violente. Russie ? Oui, notre héros, même citoyen Ukrainien, est considéré comme Russe aux confins de l'ex-empire. Tout est là.
A Kiev, dans les années 90, Victor Zolotarev, un journaliste un peu déclassé adopte chez lui un pingouin, Micha, pour le sauver de la faillite du zoo de la ville. Totalement fauché, il est au même moment recruté par un quotidien local pour écrire des nécrologies de personnalités. Il découvre leur mort violente au fur et à mesure qu'il livre son travail. Et nous voilà parti dans un tourbillon d'aventures improbables où l'on croise des intrigants, des puissants aux abois, des services secrets, de vrais méchants mais aussi des ukrainiens ordinaires qui survivent comme ils le peuvent... Une dénonciation féroce d'un monde post-soviétique en pleine décomposition.
Déjà envahie par les Allemands en 1939, l'Estonie, le petit Etat balte tout au nord de l'Europe, subit en 1944 l'assaut des troupes Russes alors qu'il lutte toujours pour son indépendance. C'est le récit de cette nouvelle annexion que fait ce premier roman. Né en 1984, originaire de Metz, Xavier Bouvet après être passé par l'Université à Leipzig et Paris vit à Tallinn où il a compulsé trois années durant tous les détails de cette histoire tragique. Bien entendu, le rapprochement avec ce qu'à vécu la Finlande au même moment (Les guerriers de l'hiver d’Olivier Norek) ou l'Ukraine aujourd'hui (Notre guerre quotidienne d'Andreï Kourkov) ne doit rien au hasard.